Microfinance : comment fonctionne les microcrédits ?

Le monde des finances est en perpétuel développement. L’objet est de répondre au besoin de la société qui est, elle aussi, en constante évolution. Les banques et les institutions financières travaillent sans cesse pour proposer des services en adéquation avec leur clientèle. Bien évidemment, la technologie a grandement participé à ce développement, mais cela ne constitue pas l’unique avancée dans ce domaine. De nombreux moyens de financements ont vu le jour, car les banques se sont démocratisées, et elles s’intéressent aujourd’hui à une nouvelle clientèle tout à fait différente de la clientèle habituelle. Pour ce faire, ces établissements ont donc mis en place ce que l’on appelle la micro finance.

À travers cet article, nous allons tenter de vous expliquer le fonctionnement de ce nouveau mode de financement et quels sont les avantages qu’il peut offrir. Suivez-nous attentivement !

La microfinance : c’est quoi au juste ?

Concrètement, le terme microfinance regroupe tous les services et produits financiers mis en place pour une clientèle exclu des circuits traditionnels des banques. La microfinance va ainsi agir sur le volet financier et sur le volet social, et ce, en donnant la possibilité à des individus socialement fragiles de profiter de solutions financières telles que les crédits productifs, les solutions d’épargnes, etc.

La différence entre la microfinance et les services bancaires, dits classiques, réside dans le montant qui est plus faible dans la microfinance. Prenons l’exemple de l’Inde, un crédit de taille moyenne qui s’échelonne sur deux années qui valent à 200 $, soit 250 euros environ. Les institutions de microfinance proposent alors ce qu’on appelle des microcrédits. Les emprunteurs sont accompagnés pour :

  • Financer un développement ou un lancement d’activités ;
  • Subvenir à des besoins urgents, familiaux ou personnels ;
  • Une aide à la mobilité ;
  • Obtenir un travail.

Les crédits sont octroyés même si les emprunteurs ne peuvent pas offrir des garanties solides concernant le remboursement.

Ainsi, les revenus générés par les activités économiques des micro-emprunteurs vont leur permettre de rembourser les microcrédits qu’ils ont contractés.

Qui sont les institutions de microfinance ?

Les institutions de microfinance (IMF) ont différents statuts. Elles peuvent être :

  • Des associations (pour la majorité des ONG) ;
  • Des mutuelles ou des coopératives ;
  • Des sociétés commerciales.

Il existe aussi des initiatives issues de collectivités locales qui n’ont pas d’existence juridique, elles sont pourtant actives et octroient des microcrédits, à l’image des « tontines » qui sont actives en Afrique et les « self help groups » qui sont basés en Inde. En outre, il peut aussi s’agir de groupes d’individus qui regroupent leurs épargnes, afin de financer le projet d’un de leurs membres. Bien sûr, ce type d’initiatives n’est pas à proprement parler des IMF, mais ont un fonctionnement très similaire.

Dans certains cas, les IMF vont faire évoluer leurs statuts pour étendre leurs offres de services. À titre d’exemple, les associations ne pourront pas collecter les épargnes de leurs clients. Ainsi, dans quelques pays, elles pourront faire une demande aux autorités locales pour transformer leur association en société réglementée, qui pourra réaliser les collectes.

Quelles sont les réglementations qui régissent les institutions de microfinance ?

Les institutions de microfinance sont soumises à une réglementation qui dépend du statut de chacune d’entre elles. Ainsi, une banque qui fait de la microfinance devra obligatoirement se conformer aux réglementations bancaires, elle sera contrôlée par les mêmes autorités que toutes autres banques. Ceci dit, les mutuelles, les coopératives et les ONG ne sont pas dans l’obligation de se conformer à cette réglementation, mais certaines d’entre elles sont soumises à des réglementations mises en place par d’autres organismes.

Quel est le fonctionnement des institutions de microfinance ?

Les institutions de microfinance n’offrent pas seulement des solutions à l’exclusion des établissements bancaires. Elles jouent également un rôle d’acteur social très important. Cela va évidemment impliquer un fonctionnement très différent. Il ne correspond à aucun système d’institutions bancaires usuelles.

En effet, la détermination de l’éligibilité et des critères pour la délivrance d’un crédit ne va pas s’appuyer sur les garanties offertes telles que le patrimoine ou le salaire. Bien au contraire, les crédits sont octroyés sur des critères humains et sociaux. Cependant, la viabilité des projets est aussi examinée si le prêt vise à financer des activités. Sachez aussi que l’évaluation des dossiers ne se fait pas seulement sur des formulaires, mais aussi sur la base d’entretiens.

Les garanties peuvent être remplacées par des mécanismes de solidarité. Prenons l’exemple des self help groups, chaque emprunteur qui fait partie de la coopérative va se porter garant pour les autres membres. Les institutions de microfinance fonctionnent sur le principe de proximité. Elles proposent un véritable suivi complet sur différents plans, et certaines institutions proposent même des formations pour aider au mieux les emprunteurs à gérer leur crédit. De plus, des méthodes de remboursement plus avantageuses sont systématiquement proposées pour arranger au mieux les plus démunis.

Comment les prêts sont-ils octroyés ?

La méthode tontine africaine est une pratique ancienne, mais qui reste aujourd’hui largement utilisée. Elle fonctionne selon le principe d’adhésion d’individus au groupe. Au sein de celui-ci, des relations basées sur la confiance et la solidarité vont être nouées.

Ce sont des liens sociaux qui scellent des relations et de la confiance qui seront le ciment du contrat. Il existe même des groupes de tontine ou les prêts sont totalement sans intérêt.

Les institutions de microfinance transposent ce principe, en développant des économies solidaires qui reposent sur la confiance. Pour délivrer des microcrédits, toutes les demandes doivent être examinées par des comités qui évalueront l’éligibilité des emprunteurs sur des critères sociaux et humains

  • La motivation ;
  • Les compétences ;
  • L’expérience, etc.

Les projets sont également étudiés. De plus, dans la microfinance, les taux moyens de remboursement de crédits se rapprochent de 97% à travers les pays émergents !

Pour conclure, nous pouvons donc dire que la microfinance est une aubaine pour les plus vulnérables.

Il faut se rendre à l’évidence que les sanctions financières ne sont pas l’unique moyen de recouvrir les dettes, la solidarité et les liens sociaux peuvent aussi faire office de garanties.

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